En 2018, l’agriculture ivoirienne s’est imposée comme l’une des plus dynamiques du continent africain. En effet, ECOFIN qui cite l’expert sud-africain Wandile Sihlobo, la balance commerciale agricole du pays d’Afrique de l’Ouest a connu un excédent de 5,1 milliards $, soit le niveau le plus élevé d’Afrique.
D’après l’expert de Agbiz, organisme spécialisé basée en Afrique du Sud, les exportations agricoles de la Côte d’Ivoire ont atteint 7 milliards $ en 2018 alors que les importations se sont chiffrées à 1,8 milliard $ sur la période.
Ces chiffres sur la balance commerciale ivoirienne viennent s’ajouter à un tableau plus que reluisant depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara. Le taux de croissance qui a frôlé par moment les 10%, se situe en moyenne à 7% depuis huit ans, soit le plus fort taux de croissance en Afrique au Sud du Sahara. Devenue une terre d’excellence, la Côte d’Ivoire rassemble les meilleurs infrastructures de l’UEMOA, un espace dans lequel le pays d’Alassane Ouattara est par ailleurs la première puissance économique et moteur de la croissance.
1er Producteur mondial de cacao avec 1.968.0000 tonnes en 2018, la Côte d’Ivoire est également 1er exportateur mondial d’anacarde communément appelé noix de cajou. Le pays occupe également la 1ere place en Afrique en production d’hévéa, de banane et d’huile de palme. Pour couronner le tout, la Côte d’Ivoire est aussi le 4e pays réformateur de la planète en terme d’amélioration de l’environnement des affaires.
Ce nouveau visage de la Côte d’Ivoire tranche avec ce qu’on a connu sous le règne de M. Bédié où, du fait d’un climat social tendu par le harcèlement acharné et l’exclusion des Ivoiriens du nord, de nombreux investisseurs avaient commencé à fuir le pays provoquant un début d’effondrement de l’économie.
Sous le régime de Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire était déclassée sur tous les plans. Ce fut véritablement un règne du gâchis. On a passé le temps à étaler sa xénophobie, à stigmatiser les Ivoiriens du nord, à instrumentaliser le tribalisme, à marginaliser voire massacrer les musulmans et à piller les deniers publics. Sans emploi, le chef de la propagande et de la milice pro-Gbagbo abusivement autoproclamée « jeunes patriotes », était notoirement milliardaire. Charles Blé Goudé ne s’en cachait d’ailleurs pas. Au contraire, il affichait de façon ostentatoire son cortège de grosses cylindrées. Les boutiques de prêt-à-porter des maîtresses des principaux dignitaires du pouvoir poussaient comme des champignons dans Abidjan.
Le régime, qualifié de jouisseurs par certains observateurs, ne manque pas à la génération consciente ivoirienne.
Ce qui est vrai, est vrai !